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Bloc-notes - 19 juin 2004

Réparation d'un support de caisse.

Sur le Range Rover Classic, le pare choc arrière est muni d'un cache en plastique qui masque le dessus de la traverse arrière et vient à ras du bas du cadre arrière, où sont soudés les oeillets de silentblocs et les charnières du hayon inférieur.

Le pare choc avait subi une déformation, longtemps ignorée, puis négligée. Ce cache en plastique était en contact avec le cadre de hayon, ce qui à la longue a eu pour effet d'éroder la peinture. La rouille a alors fait son oeuvre, allant jusqu'à perforer la tôle et provoquer un affaissement.

Après quelques hésitations et la récupération d'une "traverse arrière de caisse" complète avec supports de silentblocs et charnières de hayon, il a finalement été décidé par un homme de l'art de se contenter de poser des rustines et de renforcer.

On voit bien sur cette image (un peu floue) le gousset de droite qui est remonté de 5 à 10 mm. Le silentbloc est de travers, et la caisse affaissée sur l'arrière gauche. Cette zone est plus sollicitée que de l'autre côté en raison de la présence, de la roue de secours.

Gros plan sur les dégâts. La tôle fait 1.6 mm à l'origine. Elle est perforée et amincie au point de se déchirer.

Cette caisse comportait trois zones corrodées en tout :

  • cet oeillet de silentbloc
  • les deux passages de roue au niveau des contreplaques de fixation des ceintures arrière
  • les deux encadrements de fenêtres arrières, à leur partie basse (quelques trous sous le joint coutchouc)
Une autre vue après dépose du silentbloc. Au desserrage du boulon, l'angle gauche de la caisse est spontanément remonté de cinq bons millimètres.
L'oeillet a été ensuite été remis en position horizontale à l'aide d'une barre. Aucune difficulté le métal étant une dentelle à ce niveau.
La rustine : de la tôle de 3 mm pliée à la machine, puis coupée à la disqueuse.
Soudage par l'homme de l'art (chaudronnier soudeur de son état). Il était irréaliste pour un amateur d'espérer souder quoi que ce soit à ce niveau avec un poste à arc. Les soudures ont été extrêmement longues et difficiles à réaliser, en raison de la tôle très fine (1.6 mm), affaiblie, de l'accessibilité réduite, et de la technique utilisée, l'arc. Un poste automatique n'était pas disponible.
Une deuxième rustine a due être posée, en raison de la corrosion de cette partie, due à l'entrée d'eau.

Plus de trois heures plus tard...

Ça ne bougera plus avec 3 mm, et quelques reprises de soudure.

La caisse est de nouveau horizontale, et prête à supporter le poids de la roue de secours (c'est lourd un Guyane !).

Merci Lilian.

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