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Bloc-notes - 24 mars 2006

Révision du démarreur.

Pourquoi réviser un démarreur qui fonctionne parfaitement ? Parce que !

Le démarreur, bien sale.

Première opération : séparer le solénoïde. Il est fixé par trois vis cruciformes. Comme prévu, elles sont grippées. Le tournevis à frapper, une daube achetée 30 FF il y a quelques années dans une braderie, arrive à débloquer la première. L'embout ne résistera pas à agression que lui fait subir la suivante...il prend une forme spiralée. Et la tête de la vis ? Même pas mal !

Le grippage se fait non pas au niveau de la partie filetée, mais entre la tête fraisée et son logement. Pas le temps ni l'envie d'instiller quelques gouttes d'acide chlorhydrique. Vis M6, donc foret de 6.

En perçant doucement, on arrive facilement à faire sauter les têtes.
Une fois le carter retiré, les vis se sortent sans problème à la main. A noter : elles sont enduites d'un produit d'étanchéité sur toute leur longueur.
Ensuite, il faut accéder au rotor et à la fourchette. La protection du palier avant et les écrous d'assemblage sont déposés.
Pour pouvoir retirer le couvercle, il faut déposer une rondelle qui sert de clavette. Ça ressemble à un gros circlip épais, mais ce n'en est pas un. Il y a deux petits joints toriques qui assurent l'étanchéité autour des vis du cache du palier.

Les deux goujons qui traversent le corps du moteur sont elles aussi enduites d'un produit d'étanchéité.

Les charbons se retirent en dépliant les pattes de retenue sur les porte charbons. Attention aux ressorts de pression qui risquent de voler.

Les charbons sont comme neufs.
Le stator peut alors être déposé. L'étanchéité du moteur est assurée par un grand joint torique à chaque extrémité.
La fourchette pivote autour d'un axe constitué d'une vis à tête cruciforme. Il y a un écrou à son autre extrémité.
La fourchette qui pousse le pignon vers le volant moteur sous l'action du solénoïde. Une plaque de tôle sépare mécanisme et moteur.
Le rotor ne sort pas. Dépose d'un des goujons.
Ça y est.
La fourchette et son axe.
Reprise du collecteur au tour.
Puis des chanfreins sont réalisés à la lime douce, sans quoi les charbons risqueraient de finir prématurément leur carrière.
Enfin, les espaces entre les pôles du collecteur sont nettoyés des résidus de carbone provenant de l'usure des charbons.
Un collecteur comme neuf.
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