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Bloc-notes - 12 juin 2006

Mise au point d'une "sonde DSI" très économique pour Terratrip. Réalisation d'un bac de galvanoplastie.

Ceci fait suite aux premières expériences : voir Bloc-notes - 3 juin 2006.

Le système réalisé pour étudier l'interfaçage entre un compteur de vitesse électronique et un Terratrip :

  • une perceuse à colonne
  • le transducteur du véhicule
  • une batterie de moto (12 volts)
  • un Terratrip
La perceuse dont on peut faire varier le vitesse entraîne le câble du transducteur (transducteur de RR de 1990 avec transducteur séparé sur LT77). Le transducteur des R380 est lui fixé directement à la boîte.
Entraînement du câble.
Transducteur dans un étau.

Des branchements sont faits sur le compteur. C'est facile car les liaisons entre les différents organes sont effectuées via un circuit imprimé souple et des vis : il suffit de quelques fils munis de cosses pour :

  • alimenter le compteur
  • lui envoyer le signal provenant du transducteur (dont l'autre pôle est au positif)
  • repiquer le signal en direction du Terratrip

La perceuse est mise en rotation : 500 trs/mn.

Au départ, le Terratrip était étalonné pour des Guyane en 700. Le compteur est lui réglé en usine pour donner une indication (à peu près !) juste avec des 205R16. En fait ce compteur était optimiste de 5 km/h environ quelle que soit la vitesse.

Le setting du Terratrip a été modifié, c'est à dire quadruplé pour tenir compte des huit imulsions par tour du transducteur d'origine, au lieu des deux fournies par la sonde dite "universelle sur câble".

La lecture sur les deux compteurs est la même.

La borne 2 du connecteur du Terratrip est directement reliée au transducteur, et reçoit donc des impulsions variant de 0 à 12 volts. Ceci est sans aucun risque pour le Terratrip.

Essai sur distance. La perceuse est laissée en route le temps nécessaire pour obtenir 10 km lus sur le compteur d'origine.

Normalement, il y avait 10% d'écart entre tableau de bord et Terratrip. Cet écart doit se retrouver... et se retrouve : 10 km au tableau = 11.11 au Terra.

J'ai eu quelques petits soucis : au départ, la perceuse avait été réglée sur "250 trs/mn". En réglant la vitesse sur "820 trs/mn", le compteur du RR et le Terratrip indiquaient une valeur très inférieure à celle attendue (environ 90 km/h).

En réalité, le tableau collé sur la perceuse est erroné : la vitesse de rotation n'était pas 250 trs/mn, mais 500 trs/mn ! Comparer 250 et 500 sur le tableau... Le schéma pour 250 est faux. Et ça m'explique une réaction curieuse, un jour, avec un gros foret.

Donc passage à 1550 qui devrait donner de l'ordre de 180 km/h.

L'affichage des compteurs indique 160 km/h environ.

Il ne faut pas perdre de vue que la vitesse de rotation de la perceuse ne peut pas être considérée comme précise ! Il y a le glissement électromagnétique du moteur asynchrone, le glissement possible des courroies, et la précision du diamètre des poulies. Petit truc au passage : certains utilisent des trips de VTT comme tripmeter. D'autres font de même sur des machines outils pour savoir avec précision leur vitesse de rotation (ce sera fait un jour pour le tour et la perceuse).

Ce qui est important, c'est que les valeurs indiquées restent cohérentes, et c'est bien le cas.

Nouveau test de distance. 11.09 km pour l'un, et 10.0 pour l'autre. Ça baigne !

Le même test est effectué avec le compteur prélevé sur le soft dash du 300 tdi. Aucun souci. Il s'avère d'ailleurs plus précis puisque faisant mieux apparaître la différence de vitesse.

Le résultat n'était pas une évidence : rien ne prouvait a priori que le tranducteur de la R380 fournissait 8 impulsions par tour. C'est désormais chose faite. Et ça rend le compteur du soft dash strictement compatible, plug and play, sur des modèles plus anciens. Je n'avais en effet aucune certitude sur ce point.

Le branchement direct d'un Terratrip, comme décrit plus haut, devrait être possible pour tous les Land Rover équipés de LT77 ou de R380 avec compteur électronique : Discovery, Range Rover, Defender. Ce sera vérifié plus tard, mais le circuit électrique du Disco 2 montre que ce montage est valide, comme sur les RR.

Une inconnue cependant : quid des montages avec régulateur de vitesse ? Mais il serait étonnant que cela pose un problème.

Un dernier test a été effectué : perceuse à fond. L'aiguille part en butée, et le Terratrip affiche n'importe quoi. 2740 trs/mn, ça correspond à 300 km/h environ. A ce rythme, les lames souples du transducteur ont du mal à suivre. Elles peuvent entrer en résonance, ou simplement rester collées. Mais un Land, ça ne roule pas à de telles vitesses, donc c'est sans importance.

Et pendant ce temps, après 48 heures, l'acide chlorhydrique consomme toujours du zinc (ici découpé en bande et roulé en spirale pour faciliter le contact et la convection dans le liquide).

Voici la sonde DSI spéciale cambouis.com.

  • un fil
  • une cosse

Ben ouais... c'est tout... pas de réglage à la noix, de voyant qui clignote, de boîte à coucou, de sifflet ni sonnette. Un bête fil. Mais avec une cosse, tout de même... C'est vraiment vachement technique, comme truc...

Branchement sur un compteur de RR (1990 à 1993) :

  • raccordement de la cosse à la borne "SP" à l'arrière du compteur
  • raccordement à la borne 2 "probe 1-" du Terratrip

Et roule ma poule.

Branchement sur un compteur de RR (1993 à 1995) :

  • raccordement de la cosse à la borne "SP IN " à l'arrière du compteur
  • raccordement à la borne 2 "probe 1-" du Terratrip

(la platine imprimée à droite sur la photo est nue : capot retiré pour voir ce qu'il y a dedans).

Après plus de 50 heures, le demi litre d'acide chlorhydrique n'attaque quasiment plus le zinc. Filtrage, et mise en bouteille au château.
1/2 litre de ZnCl2
Préparation des anodes. 4 plaques de zinc décapées par abrasion, et une liaison électrique par cosses et vis inox.
Elles sont enmaillotées dans des poches de jersey (un vieux tee-shirt coupé et cousu par madame). Ceci évitera une contalmination de l'électrolyte par des particules restées sur le zinc, ainsi que les risques de court-circuit.

Le système :

  • un bac
  • quatre électrodes, une par paroi
  • une alimentation de PC (qui fournit 5 V et 12V)
  • un shunt avec un voltmètre

Détail du shunt : une résistance 0.39 ohms (rien d'autre sous la main). En effet, mon multimètre ne comporte pas de shunt intégré, comme beaucoup d'appareils haut de gamme (c'est un Fluke de bonne réputation). Au lieu de cela, il faut utiliser des shunts externes adaptés au courant à mesurer, avec des câbles adaptés... et je n'ai pas lesdits shunts...

Il reste encore :

  • à diluer le ZnCl2 à la bonne concentration
  • à préparer une pièce d'acier pour essais
  • à voir l'effet du courant, de la durée, etc. sur le dépot de zinc à la surface de la pièce

De la lecture :

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