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Bloc-notes - 18 juillet 2006

Électrozingage, sur une pièce plus volumineuse : levier de transfert.

Cette fois en extérieur, car lors des précédents essais, ce qui n'était pas huilé avait un peu souffert du chlore dégagé : une équerre et un compas de traçage (tout le reste est régulièrement aspergé de WD40 : perceuse, forets, outils de coupe, tour, etc.). Et ce malgré un local bien ventilé.

Surface à zinguer : 140 cm² environ, surface obtenue par calcul. 50 mA / cm² : il faut donc 7 A. le problème est que je n'ai rien sous la main ni pour mesurer un tel courant, ni pour le contrôler (résistances de puissance trop faible pour ne pas brûler).

Donc, la tension utilisée ne sera pas 5 volts, mais les 3.3 volts fournis par l'alimentation de PC, sans aucune résistance en série. Ça devrait limiter le courant à une valeur pifométrique, mais raisonnable. Va falloir penser à au moins investir dans un ampèremètre, même ferromagnétique.

Cette fois, le dégraissage n'a pas été fait à l'acétone, mais au carbonate de soude, comme dans l'industrie. En se combinant aux corps gras, il les saponifie, et les rend donc solubles.

Ensuite, rinçage, puis quelques minutes dans l'acide chlorhydrique.

Enfin, après un ultime rinçage, direction la cuve de galvanoplastie.

Un bon signe : de fines bulles, avec une vitesse de formation équivalente à celle obtenue en contrôlant le courant lors des précédentes expériences. De la chance...

Aucune formation de cristaux sur les arrêtes et les cannelures. Le traitement est arrêté au bout de 20 mn. Un très léger grain de surface commence à apparaître. C'est le même délai qu'avec le courant contrôlé.

La pièce est alors sortie de l'électrolyte : la couche, mate (c'est normal) semble régulière.

Après brossage, l'aspect brillant apparaît. Un brossage très énergique au touret montre que la couche est suffisamment épaisse et résistante. Aucun écaillage.

Le dégraissage à la soude (2 cuillères à soupe de cristaux dans 1 litre d'eau) a donc été parfaitement efficace : aucun essuyage avant dégraissage, et huile de coupe encore présente. Tout a été éliminé par la solution faiblement concentrée.

Pas de zinc dans cette partie creuse : c'est normal, il ne peut y régner aucun champ électrique. La méthode n'est pas du tout adaptée au traitement des corps creux (pour ça, au galvanise à chaud).

Résultat impeccable.

A noter : quelques petites inclusions dans la zone épaulée (rechargée / usinée). Ces inclusions correspondent à des reprises de soudure. Ce levier de transfert ne serait donc pas agréé pour le nucléaire.

Pour les essais d'anodisation de l'aluminium, il faudra attendre. Il fait bien trop chaud. L'électrolyte devant être maintenu entre 0 et 5°C, il serait dommage de monopoliser le réfrigérateur du garage, et de sacrifier bières et boissons fraîches (sans compter qu'évaporateur et thermostat risqueraient de ne pas apprécier l'acide sulfurique).

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