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Bloc-notes - 22 juillet 2007

Remplissage et purge du frein avant d'un Yamaha 600 TTR avec un pistolet à cornichons.

Les trois éléments du couvercle de bocal sont enduits d'une mince couche de pâte à joint, puis placés sous presse le temps nécessaire à la polymérisation. Les deux goupilles Mecanindus assurent un positionnement parfait.

Maintenant, il faut créer la source de vide. Initialement, la dépression devait être créée par un compresseur à palettes d'avertisseur sonore. Mais ça aspire trop fort, et c'est trop lourd.

L'idée - et c'est celle adoptée couramment pour ce genre d'appareil - est d'utiliser un venturi.

Donc, usinage d'un venturi de test, et mise en place au bout d'une soufflette (raccord 1/4" au bout).

Un cylindre d'alu est percé sur toute sa longueur. La dépression est prise par un petit trou de 2 mm. Dans ces conditions, un résultat correct est obtenu en alésant le cylindre à 4.5 mm. Mais le cylindre est trop court. En le rallongeant de 20 mm environ, la dépression est correcte (jugée avec le doigt sur le petit trou).
Donc usinage d'un autre, pour d'autre tests...

De bons résultats sont obtenus avec un cylindre d'environ 60 mm. Perçage à 4.5 mm sur toute la longueur. Reperçage à 11.8 mm sur 20 mm à chaque extrémité, et taraudage BSP 1/4" à l'une des deux. Le trou de prise de dépression est percé au milieu et fait 2 mm de diamètre. Il est repris à sa sortie pour être taraudé à 1/8" BSP, et raccordé sur le bocal à cornichons.

La dépression est suffisante pour aspirer de l'eau vers le bocal.

Nouveaux essais en réalésant, en créant un évent conique, etc.

Les meilleurs résultats ont été obtenu avec les côtes approximatives données plus haut, et qui peuvent servir de base de travail.

La flemme de recommencer un usinage...

C'est le pistolet à peinture qui prêtera son corps et son venturi, et pompera les cornichons. L'aspiration fournie n'est pas plus importante que celle du venturi usiné au pifomètre empirique.

Test avec un vieux bidon de LHM.

Il n'y a pas besoin d'une forte aspiration. Au contraire, on bénéficie ainsi d'une bonne progressivité.

Maintenant, test grandeur nature avec un circuit très difficile à purger : un frein avant de moto tout terrain. En effet, sur ces machines, la durit fait une boucle qui est un piège à bulles. Il est totalement impossible de purger ce genre de circuit en pompant avec le levier sans avoir au préalable placé d'étrier en hauteur. Ce genre de gymnastique étant d'un ridicule achevé, et l'aspiration à la seringue étant assez aléatoire, ce sera avec le pistolet à cornichons de l'image précédente.

Le circuit est d'abord vidé sans difficulté, puis rempli et purgé en moins de deux minutes !

Quelques fuites à cause de la vis du raccord banjo mal resserrée...

Pratique : ce même super outil sert à éliminer de liquide de frein en excès !

Le pistolet à cornichons prêt à l'emploi.

Il y a encore le frein arrière à faire, le circuit de freinage du range, ainsi que son embrayage. Ce sera un jeu d'enfant !

A tritre indicatif, un tel appareil - qui apparaît absolument indispensable quand on l'a essayé une fois - se trouve à des prix abordables : voir par exemple la boutique Outils Auto 44. Mais il est tellement simple de s'en fabriquer un ! Son seul inconvénient est le bocal en verre, fragile. Et aussi le bruit. la prochaine version - s'il y en a une - comportera un silencieux (sorte de mamellon muni d'une grille antibruit).

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