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Bloc-notes - 4 avril 2009

Dépose de la console.

La console ne présente aucun point de levage. Il va faloir en créer...

Pour percer bien perpendiculaire, une idée...

J'avais conservé un vieux support sensitif pour perceuse, de marque Triplex. Cet accesoire de très bas de gamme (et de très bas prix), acheté il y a près de 30 ans, avait été rapidement mis de côté car inutilisable pour du perçage un peu sérieux : à part la colonne, tout est en fonte d'aluminium, et la table "rectifiée" présente une suface bien gauchie. Elle avait été conservée plutôt que ferraillée, avec en arrière pensée "ça peut toujours servir".

Elle est donc utilisée à l'envers, avec un peu de ferraille sur la table, afin de la stabiliser. Ensuite, après traçage et pointage, elle va servir de guide de perçage.

C'est aussi l'occasion de tester la Metabo toute neuve et de voir ce qu'elle a dans le ventre pour le perçage de la fonte.

Un vrai bonheur. Jusque là, j'avais utilisé deux Peugeot - dont la première à variateur, de couleur rouge, puis des chinoises dont la durée de vie était aussi courte que leurs performances et le nombre inscrit sur les chèques qui avaient servi à les payer...

Déjà, dans le béton, elle s'est avérée redoutable d'efficacité : la première fois de ma vie que je faisais un trou qui ne se finissait pas à 2 centimètres du point de départ.

Et là, dans du métal, certes facile comme la fonte, c'est une deuxième excellente surprise ! Variateur très progressif, et ça tourne rond. C'est une entrée de gamme, mais pas la plus petite. Un couple de camion. Pour le prix de celle-ci, j'aurais pu acheter 10 petites chinoises à usage unique !

Même différence qu'entre mes deux premières disqueuses (une chinoise, puis une Black & Decker dont la durée de vie avait été encore plus courte que la chinoise), et la Bosch bleue finalement acquise de guerre lasse.

Taraudage.

Initialement, je souhaitais tarauder à M12 pour utiliser des boulons à oeil sérieux... Mais voilà, si j'ai bien les tarauds, je n'ai pas le foret qui va avec (10.25 mm). Et trouver un foret de 10.25 en GBC une fin de samedi après midi, c'est impossible.

Donc, ce sera M10, et des boulons à oeil de supermarché en lesquels j'ai une confiance très limitée pour les efforts que je vais leur demander. On verra bien.

Pour orienter le taraud ébaucheur, utilisation d'un bloc rectifié dit 1-2-3 (1" 2" 3").

Pour le deuxième taraudage, c'est plus délicat car très proche du bâti. On sort un des tourne-à-gauche réalisés il y a quelques années pour le taraudage sur tout à métaux. Ce n'est pas la première fois que ces accessoires me rendent service dans des cas partiiculiers.

Test.

La grue d'atelier 1 tonne, achetée 250 € il y a quelques années chez AD Auto, me semblait un peu cheap.

En fait, elle s'avère plutôt robuste : sur la position 250 kg - flèche sortie au maximum - elle arrive à décoller sans problème et sans fléchir l'ensemble bâti + console ( il y a bien plus de 250 kg à tirer), et ce sans broncher ni fléchir.

Je pensais que c'était du très bas de gamme. En fait, achetée dans un magasin pro, elle est sans doute correctement dimensionnée avec une bonne marge de sécurité...

Pour soulever la console et passer la grue d'atelier de part et d'autre de la palette, il faut retailler cette dernière.

Le bâti est donc un peu décollé de la palette, et des planchettes sont passées en sécurité. C'est sans doute inutile vu la façon dont la machine est posée dessus, mais ça ne prend pas beaucoup de temps et ça ne mange pas de pain.

Ensuite, défonçage du coin de la palette.

Posés sur le coin de la base, on voit les boulons à oeil - autrement plus sérieux - dont j'aurais voulu me servir. Les trous taraudés seront passés à M12 pour le repose de la console.

En haut de la glissière de la console se trouve une vis de butée. Elle est déposée.
La grue passe enfin, boulons à oeil et chaînes sont mis en place pour le levage.

Voici comment sont disposés chaîne et boulons à oeil.

Ceci est risqué. En première approximation, la tension des brins des deux chaînes est multipliée par la tangente de l'angle qu'elles font par rapport à la verticale (à l'estime). La console fait dans les 150 kg. Ca commence à sévèrement leur tirer dessus !

Les boulons à oeil se tordent de douleur.

Mais : "no guts, no glory".

Manifestement, le système de crochet d'origine (une courte chaîne et une crochet de sécurité) ne permettra pas de passer étant donnée la faible hauteur sous plafond. Cet ensemble est remplacé par un mousqueton (supporant une tonne tout de même). Ceci permet de gagner de précieux centimètres.

Arrivé là, ça coince !

Problème avec le lardon qui ne veut pas dégager. Il a beau être desserré, et malgré quelques secousses avec la grue, rien à faire.

Il aura falu une bonne rasade de Transyl versée directement avec le bidon, et deux ou trois allers et retours de bas en haut et de haut en bas, pour arriver à l'extraire sans dommage.

Du coup, ça vient facilement, et la console est enfin par terre.

3 heures pour en arriver là...

Rien n'a été abîmé, à l'exception de deux boulons à oeil qui finiront dans le bac à ferrailles.

Il y a un sacré travail de décrassage en perspective.

Beaucoup de copeaux, tous d'aluminium. Ce qui témoigne d'une 'utilisation légère de cette machine, et explique son excellent état malgré ses 40 ans.

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